Lauréats de l’appel à projets AFAO 2018 !

En février, l’AFAO lançait, un nouvel appel à projet ! Chaque année, l’Association se bat pour financer la recherche et remettre son Prix Fanny-Selena, fin juin, à l’occasion de son weekend des familles national. Cette année, pas moins de 5 projets ont été reçus ! Les lauréats ont présenté leur projet le 23 juin dernier !

Voici les projets récompensés :

Ingénierie tissulaire de l’œsophage : Validation d’un procédé de décellularisation d’une matrice œsophagienne humaine pour un usage clinique. Porteur du projet : Professeur Pierre Cattan

L’ingénierie tissulaire est pressentie comme une solution d’avenir pour le traitement de l’atrésie de l’œsophage. Ce projet est la continuité de notre programme de recherche sur ce thème, soutenu par l’AFAO depuis son initiation en 2007. Les avancées obtenues jusqu’à présent nous permettent d’entrevoir une application clinique dans les 3 prochaines années. L’objectif ici est de valider un procédé de fabrication d’une matrice œsophagienne humaine, procédé validé chez le porc, en vue d’une application clinique. Cette matrice sera utilisée avec des cellules souches mésenchymateuse pour créer un substitut pour réaliser un remplacement œsophagien.

Recherche de cause(s) génétique(s) chez des patients présentant une Atrésie de l’OEsophage syndromique au sein du Spectre Oculo-Auriculo-Vertébral. Porteur de projet : Docteur Caroline Rooryck-Thambo 

L’objectif de ce projet est d’identifier des causes génétiques à l’origine de la survenue d’une atrésie de l’oesophage chez des patients présentant un syndrome OAVS, comprenant également d’autres malformations congénitales essentiellement craniofaciales. La recherche de mutations dans des gènes d’intérêt est possible grâce aux nouvelles technologies de séquençage de l’ADN, dites NGS, permettant d’obtenir la séquence codante de tous les gènes du génome humain. Cette technique permet de détecter un grand nombre de variations dans le génome, qui ne sont pas forcément impliquées dans la maladie. Ainsi, les variations « candidates » seront étudiées grâce à des expériences sur le poisson zèbre, permettant d’identifier quelles sont celles réellement responsables d’une atrésie de l’oesophage.