Lauréat Prix Fanny-Selena 2020

Le 27 juin 2020, l’AFAO a décerné le prix Fanny-Selena 2020 d’une valeur de 5000 euros au Professeur Christophe Faure pour son projet d’étude en embryologie, mené à l’Esophagus Development and Enginering Lab – Centre de recherche du CHU Sainte-Justine, Université de Montréal, Canada :

« Cellules souches pluripotentes induites dérivées de patients atteints d’atrésie de l’œsophage et de sujets sains pour déchiffrer les mécanismes de développement normal et anormal de l’œsophage et de la trachée »

Un grand merci à tous les bénévoles de l’AFAO qui ont pu récolter ce montant pour l’association, malgré les crises sociale et sanitaire traversées en 2019-2020, car cela permet de soutenir la recherche. Sans nos bénévoles et les nombreux événements de récolte de fonds qu’ils ont organisés, nous n’aurions pas pu remettre ce prix !

Nous remercions également les membres de notre conseil scientifique pour leur contribution à la sélection de ce projet lauréat.

Résumé du projet, rédigé par le Pr Faure :

« Nous proposons de recourir à une technologie innovante qui fait appel à l’utilisation de cellules souches pluripotentes induites (iPSC) qui permettent, au laboratoire, d’obtenir des tissus de toute nature (de l’oesophage par exemple). L’obtention de ces tissus à partir des iPSC reproduit les étapes du développement des organes chez l’embryon et permet donc d’étudier les mécanismes à l’origine de l’atrésie de l’oesophage. Nous avons pu générer des cellules souches pluripotentes induites (iPSC) qui se sont différenciées en un épithélium oesophagien mature et en en cellules de trachée. Dans notre laboratoire, nous utilisons ces méthodes avec des cellules de sujets qui n’ont pas d’atrésie de l’oesophage et les comparons avec les cellules obtenues chez des sujets avec atrésie de l’oesophage afin de déterminer s’il y a des différences qui pourraient expliquer la malformation. Nous tentons également de « modéliser » dans une éprouvette les étapes de séparation du tube à l’origine de l’oesophage et de la trachée.

Nous pensons que ces méthodes nous permettront d’avancer dans la compréhension des mécanismes à l’origine de l’atrésie de l’oesophage et de mieux traiter les enfants. En effet, les cellules différenciées en oesophage au moyen de cette technique pourraient à terme être utilisées à des fins d’ingénierie tissulaire pour remplacer l’oesophage dans les cas où la chirurgie est impossible. »

Composition de l’équipe de recherche :

  • Christophe Faure : responsable du projet
  • Anu David : chercheur associé
  • Suleen Raad : doctorant
  • Martin Smith : collaborateur sur le séquençage du RNA
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